L’Ayurvéda

Table des matières

LES ORIGINES DE L’AYURVEDA

L’Ayurvéda ou « science de la vie » naît en Inde dans la vallée de l’Indus durant la période antique allant d’environ 2000 ans avant JC jusqu’au VIème siècle avant JC. Cette période se nomme l’Age Védique. L’Ayurvéda est le fruit de profondes méditations des grands sages de l’époque, les Rishis. A travers ces méditations, ils cherchaient à aider les hommes de leurs villages. L’objectif était de les libérer des souffrances et maladies et de vivre en harmonie avec la nature.

Les Rishis rédigèrent de nombreux textes reprenant les principes généraux de leurs méditations et réflexions philosophiques. Ces textes forment un grand corpus appelé les Védas. Les Védas remontent donc pour les premiers à plus de 4000 ans.

LES VÉDAS : RECUEILS DE CONNAISSANCE

Il existe quatre Védas: Rig-véda, Ayur-véda, Atharva-véda et Sama-véda, ils sont le germe de la médecine ayurvédique que l’on connaît et applique aujourd’hui. Ces connaissances condensées furent transmises de façon orale au fil des siècles avant d’êtres rassemblées et transcrites il y a plus de 3000 ans. Ils furent rédigés sous forme d’hymnes, de formules et de chants.

L’Ayurvéda est donc une « upaveda » des Védas, un corps de connaissances secondaire contenu dans les textes.

Les Védas sont aujourd’hui considérés comme les plus vieux écrits au monde parlant de l’entretien du corps, de l’esprit et de l’âme. En somme, c’est la plus ancienne trace manuscrite de l’homme évoquant le soin et la médecine.

Les écrits traduisent le style littéraire de l’époque qui privilégiait la poésie et la métaphore. Par exemple, au sein de ce corpus on trouve l’histoire des guerriers védiques comme Ram, Lakshman, Arjuna et Krishna. Ces guerriers représentent des êtres qui ont atteint leur plein potentiel psychique et physiques. Il s’agit ici de l’objectif initial de l’Ayurvéda et des sciences védiques.

Cependant, la connaissance de l’Ayurvéda n’est pas bien organisée ou complète dans les Vedas. Étant rédigée sous forme de prose en sanskrit (plus facile à se remémorer et chanter), la connaissance n’est pas très claire, en particulier pour les praticiens modernes. Pourtant, dans les Védas se trouvent des perles de sagesse et des indices qui pourraient conduire le savant averti vers de nouvelles découvertes et des perspectives plus profondes avec un grand potentiel de guérison.

L’Ayurvéda a par la suite été plus formalisée dans des textes fondateurs.  Ces textes sont arrivés relativement tard, le plus ancien d’entre eux ayant été écrit entre 1500 et 500 avant notre ère. Il existe en tout six textes ayurvédiques classiques, divisés en deux catégories:

  • le Brihat Treya, signifiant les trois grands textes
  • le Laghu Treya, signifiant les trois textes inférieurs.

Les Brihat Treya sont les trois livres les plus importants de l’Ayurveda classique : il se composent du Caraka Samhita, du Sushruta Samhita et de l’Ashtanga Hridayam et couvrent l’essentiel des savoirs ayurvédiques actuels avec la constitution,  les doshas et sous doshas, les maladies, les tissus corporels, les systèmes du corps, mais aussi des techniques de soins allant de traitement localisé sous forme d’onguent ou encore de la chirurgie.

Les Laghu Treya sont les trois livres supplémentaires ou inférieurs et se composent de l’Ashtanga Samgraha, Madhava Nidanam et le Sarangadhara Samhita. Ceux-ci décrivent plus en détail la pharmacologie utilisée en panchakarma, la technique de lecture du pouls, la nutrition ayurvédique, le descriptif phyto de certaines plantes, ou bien encore l’étude de nombreuses pathologies, de la toxicologie et la médecine gastrointestinale.

Ensemble, ces livres constituent la littérature la plus importante de la médecine ayurvédique classique.

L’ENSEIGNEMENT AYURVÉDIQUE

Les enseignements de l’Ayurvéda étaient à l’époque dispensés de maître à disciple durant de nombreuses années.

L’élève vivait chez le maître dès son plus jeune âge et aidait le maître dans sa vie quotidienne. Il faisait le ménage, cueillait les plantes, préparait des décoctions, des mélanges, des potions… Il étudiait les textes fondateurs, le yoga, la méditation, les principes de vie.

Une fois tout ceci intégré et vécu, l’élève était prêt à devenir à son tour médecin ayurvédique et à enseigner cette science.

L’AYURVÉDA, AU DELÀ DES FRONTIÈRES INDIENNES

L’influence de l’Ayurvéda fut progressive mais décisive pour de nombreux pays. Par exemple, la notoriété acquise en Perse fait qu’on l’étudiait avant la formation de la médecine arabe. En effet, les premiers califes du VIIIème traduisirent une version persane de la Charaka Samhita.

C’est surtout dans les contrées où la culture indienne se propagea avec le bouddhisme qu’il connut le plus de succès. Plusieurs ouvrages de médecine ayurvédique ont été retrouvés en Asie centrale et en Asie de l’Est.

Au Tibet, de nombreux traités furent traduit de la langue indienne de l’époque (le Sanskrit) en tibétain. Ainsi, la médecine tibéto-mongole doit l’essentiel de ses bases théoriques et pratiques à l’Ayurvéda.

Au début de l’ère chrétienne, l’Ayurvéda se répand également en Birmanie et en Asie du sud-est où il se pratique encore de nos jours.

L’AYURVÉDA DANS LE MONDE OCCIDENTAL

Jusqu’à la fin du XVème siècle, il n’y eu que peu de contact entre l’Inde et l’Europe. Un des premiers médecins européens à se rendre en Inde fut le portugais Garcia de Orta qui arrive à Goa en 1534 et qui y resta jusqu’à la fin de sa vie. Il pratiqua l’Ayurvéda et le recommanda à des patients sans jamais l’exporter en Europe.

L’arrivée des anglais et la colonisation favorisèrent dès lors la diffusion de la médecine moderne occidentale. Mais la médecine traditionnelle ayurvédique conserva toujours un important crédit auprès de la population indienne et au delà. Si les médecins occidentaux sur place s’intéressaient pour la plupart à cette science, aucun ne ramena ce savoir en Europe dans le but de le pratiquer.

L’Occident fut effectivement très réfractaire envers l’Ayurveda, la qualifiant de « sous-médecine » et ne lui accordant que peu de crédit en comparaison avec la médecine scientifique.

Ainsi, l’ouverture à cette science (considérée officiellement comme science alternative par l’Organisme Mondial de Santé) fut tardive mais aujourd’hui, force est de constater que les pays occidentaux comme les États-Unis, la France et l’Angleterre sont d’importants nouveaux foyers de développement de l’Ayurveda.

Il existe actuellement en Inde un grand nombre d’écoles de médecine traditionnelle avec hôpitaux d’application et centres de soins. L’enseignement a été modernisé. A côté des classiques écrits médicaux sanskrits, on étudie maintenant l’anatomie et la physiologie modernes. Dans les centres de soins et les hôpitaux ayurvédiques, l’établissement du diagnostic se fonde le plus souvent sur les caractéristiques cliniques données par les traités de Charaka, Sushruta, mais on a aussi recours de nos jours à des analyses médicales courantes.

LES DOSHAS : VATA, PITTA ET KAPHA

Vatapitta et kapha sont connus ensemble sous le nom de doshas.

Que signifient t-ils exactement ?

Ils sont le concept le plus fondamental de l’Ayurveda, les doshas sont les forces énergétiques de la nature ainsi que les principes élémentaires nous permettant de mieux nous comprendre et comprendre le monde autour de nous.

Un passage essentiel dans son enseignement ayurvédique est donc de connaître sa constitution.

On liste sept types :

  • Léger : Les os du corps sont étroits ;
  • Froid : Nous ressentons plus rapidement le froid dans notre corps ;
  • Sec : La peau et les yeux s’assèchent rapidement ;
  • Fin : Notre esprit est ouvert à de nouvelles idées, il s’intéresse à l’ésotérisme ;
  • Dur : si les tissus du corps s’assèchent, alors ils vont se durcir, c’est un déséquilibre très facile à constater ;
  • Flottant : Notre esprit voyage facilement d’une idée à l’autre ;
  • Pointu : Le nez est particulièrement fin et pointu ;
  • Rugueux : De même si notre peau s’assèche, elle devient rugueuse ;
  • Clair : Les yeux sont clairs ;
  • Léger : Le corps perds du poids ;
  • Froid : Notre corps se refroidit ;
  • Sec : Nos lèvres se gercent ;
  • Fin : Nous sommes facilement affectés et irritables ;
  • Dur : Nous sommes sujet à la constipation ;
  • Flottant : Notre esprit a du mal à se concentrer ;
  • Pointu : Nous ressentons des douleurs dans le corps qui piquent comme une aiguille

LA CONSTITUTION DU DOSHA VATA

Un corps de prédominance Vata sera généralement de très grande ou très petite taille. L’évaluation de sa constitution révèle régulièrement des irrégularités. Ainsi il est très important d’analyser le corps en entier pour s’assurer de bien appréhender sa constitution. Cela permettra de comprendre donc ses affinités avec les doshas.

Nous l’avons vu, le vata se constitue principalement d’éther et d’air. Aussi, la masse osseuse est plus légère et moins résistante que les autres doshas composés d’éléments de feu et d’eau. Le corps est généralement fin et souple. La peau est sèche et les muscles sont maigres. Les vata prennent difficilement du poids. Une prise s’explique souvent par un traumatisme ou un déséquilibre important.

Le crâne est petit et le visage mince, tout comme les lèvres et le nez. Les vatas ont souvent des yeux fins et allongés ainsi qu’une bouche serrée.

Les vatas ont une forte sensibilité liée à leur alimentation et leurs possibles traitements. Cette sensibilité est très volatile, si bien que la digestion d’un vata peut être très changeante. Passer de bonne à mauvaise très rapidement.  Ils ont généralement besoin de moins s’alimenter et ont tendance à fragmenter leurs repas.

En cas de mauvaise digestion, les vatas sont ballonnés et fatigués. Cause directe liée à l’organe principale et moteur du vata, le colon. Un signe courant d’un déséquilibre du dosha vata est l’asséchement des cheveux, de la peau et des muqueuses. Ils rencontrent aussi de nombreux problèmes de circulation sanguine et ressentent souvent le froid dans les extrémités du corps. Leur système immunitaire est le plus fragile des trois doshas. Malgré tout, il ne faut pas les croire faible car les vatas sont les plus énergiques. Ce qui leur fait défaut, c’est bien souvent l’endurance.

Les personnes de nature vata ont tendance à être très bavarde, enthousiastes et créatives. Elles débordent d’énergie et sont très flexibles et adaptables. Cependant, déséquilibrées, elles peuvent se sentir confuses et dépassées. Elles ont régulièrement des troubles de concentration et des difficultés pour prendre des décisions. Lorsqu’elles se sentent stressées elles peuvent avoir des insomnies. Les vatas font régulièrement face aux émotions froides comme le doute, la peur et l’anxiété. Les vatas apprécient toute activité créatrice ou artistique. Ce sont des grands voyageurs et ils adorent conter des histoires.

Ils ont bien souvent du mal à terminer ce qu’ils commencent, préférant s’arrêter à la communication et aux idées. Comme le vent, ils peuvent facilement changer d’avis et d’émotions. A l’inverse, ils sont très humains et favorisent tout ce qui peut promouvoir l’unité.

La clé pour l’équilibre d’un vata se situe sur son travail vers plus de patience et de bienveillance envers les autres.

GÉRER SON DOSHA VATA

L’Ayurveda offre de multiples approches afin d’avoir un bon équilibre de son dosha. Bien qu’elles soient diverses comme le régime, les herbes, les arômes, les massages,… les principes restent les même. Tout est question de rééquilibrer ou compenser par les qualités opposées à celles en déséquilibres.

Lorsqu’un excès de légèreté se fait ressentir nous augmentons la pesanteur ; un excès de froid, nous augmentons la chaleur,… Bien que chaque approche ait ses avantages et atouts, il faut noter que le style de vie en lui-même est bien plus important car il a une influence durable et profonde. C’est donc bien en adaptant sa vie quotidienne qu’on peut rééquilibrer comme il faut et durablement son dosha.

Adopter une routine régulière saine et sportive est le meilleur chemin vers notre harmonie avec les rythmes et les sens de la nature. Par exemple, notre stabilité est très liée à la façon dont nous nous alimentons et nous dormons chaque jour. Pour le sommeil il est conseillé de se lever dans la demi-heure qui suit le lever du soleil. Notre routine matinale doit alors comprendre du massage, de la méditation et la pratique du yoga asana en plus de notre hygiène matinale. Pour notre alimentation, les repas doivent être pris à des heures régulières au cours de la journée ; jusqu’à cinq petits repas par jour pris toutes les 3 heures. Le plus important est d’observer cette même régularité chaque jour. Cela augmente notre stabilité et notre pesanteur. La nourriture doit préférablement être huileuse, cuite et légèrement épicée. Notre heure de coucher doit se situer autour de 21-22h, bien que ce soit variable selon le rythme du soleil, la saison et la latitude.

Des traitements spécifiques sont bien entendu disponibles et nécessaire car chaque constitution physique est unique. Une fois que la constitution du patient est connue tout comme les symptômes, le praticien pourra adapter le traitement. Il conseillera sur les qualités (gunas) à rééquilibrer et redonner les énergies nécessaires à l’harmonie du corps et de l’esprit.

LE QUOTIDIEN D’UN VATA

Les vatas craignent beaucoup le froid et les changements climatiques brutaux. Ils ont besoin de se réchauffer et se couvrir, surtout à l’approche de l’hiver. Paradoxalement ils craignent le vent car cela provoque trop rapidement une domination de cet élément dans leur constitution et conduit au déséquilibre. Il est donc fortement conseillé aux vatas de se couvrir. Nous conseillons aussi aux vatas de se masser régulièrement. Nous conseillons en particulier l’Abhyanga et le Shirodhara (cf notre rubrique massage).

Les vatas doivent se tenir éloignés des écrans passé 21h. Toute lumière non naturelle attaque fortement leur harmonie et constitution. Il est préférable de privilégier la méditation et la détente aux activités stimulantes lorsque le soleil est couché.

Pour leur bien-être, nous conseillons aux vatas de pratiquer le plus souvent possible le yoga, le massage, la danse et le Pranayama (méthode de respiration).

PITTA – LE PRINCIPE DE TRANSFORMATION

Le Dosha Pitta est le second Dosha décrit dans les védas. Comme vu précédemment, nous sommes tous constitués des 3 doshas avec des degrés uniques. Il est dès lors primordial de travailler à connaitre sa propre constitution ayurvédique (Prakriti). Elle donnera des clés de lecture sur notre mode de vie, notre équilibre physique et mentale et des conseils sur notre alimentation.

Pitta ou littéralement «la bile» provient étymologiquement du mot sanskrit tap. Cela signifie cuire, transformer les choses. La fonction première de Pitta est la digestion. En comparaison, Vata donne l’impulsion et débute la communication entre les doshas. Tandis que Pitta va collecter et assimiler les informations.

Ainsi, Pitta puise plus dans la matière que Vata qui lui se ressource dans l’air et l’espace. Il faut toutefois noter que nous n’érigeons pas des oppositions contraires entre les doshas. Nous pointons plutôt des différences entre chacune des qualités des doshas qui forment une unité parfaite et totale.

Le dosha Pitta est celui qui assimile et transforme. Il est le maitre de notre vue et de notre digestion (physique comme mentale). Logiquement, Pitta nous donne le pouvoir de discerner, appréhender et distinguer.

LES QUALITÉS DE PITTA

Pitta a de nombreuses qualités (Gunas), il est chaud, huileux, léger, mobile, odorant, pénétrant.

La fonction digestive est permise grâce à l’union du feu (Tejas) et de l’eau (Jala), tout se consume sans détruire ce qu’il y autour.

L’organe principal du pitta est l’intestin grêle. Même si Pitta est fortement présent dans l’estomac, le sang, les yeux et la peau.

LA CONSTITUTION DU DOSHA PITTA

Les pittas ont une morphologie moyenne. Ils ne sont ni trop grands, ni trop petits, ni trop gros, ni trop maigres. Ils prennent très rapidement de la masse musculaire. Leur teint est plutôt chair voir écarlate et rougissent très facilement.

Les pittas suent dès qu’il fait un peu chaud et ont les mains moites. Leur peau est très chaude et humide, de ce fait, elle est souvent douce. Elle peut également avoir des tendances grasses et peut même provoquer de l’acné. Ils ont les cheveux de couleur claire et fins, ils risquent très jeune la calvitie.

En général, la chaleur naturelle du corps d’un pitta conduit à de nombreuses inflammations et brûlures des tissus.

La peau des pittas est généralement plus hydratée que les autres types et tout comme pour le vata, le pitta doit éviter l’excès de son élément. Il est important dans ce cadre de se protéger de la chaleur et du soleil.

Les pittas abritent un cocktail d’émotions fruit du feu (action) et de l’eau (sensibilité).

Ils sont régulièrement à fleur de peau et peuvent s’énerver rapidement. Un proverbe dis même que les pittas déséquilibrés ne vont pas en enfer mais qu’ils le créent où qu’ils soient. Ce même feu se constate par leur excellente libido.

Ils jouissent d’un très bon esprit critique et d’une facilité pour la logique. Les pittas sont sociables et aiment parler en public et convaincre. Ils ont un charme naturel et une volonté d’acier. On constate aussi qu’ils adorent s’impliquer dans de grandes causes. De nombreux pittas sont des leaders car ils cultivent les principales qualités et aiment prendre des décisions.

Ils sont fidèles et bienveillants en amitié mais durs et sans pitié contre leurs détracteurs. Ils se caractérisent par leur bravoure qui peut même se révéler comme de la témérité parfois. L’exigence des pittas peut être lourde à subir mais le jeu en vaut la chandelle car la confiance et la fidélité d’un pitta sont inaltérables.

PITTA ET SANTÉ

Les pittas ont un excellent appétit et peuvent se le permettre grâce à leur feu digestif (Agni). Ils doivent par contre faire attention à ne pas tomber dans l’excès.

Tout est question d’écoute de son propre corps. On observe généralement que les pittas peuvent se permettre à peu près tout jusqu’à leur 40 ans. Passé cet âge, leur feu intérieur réduit et ils sont alors contraints de se tourner vers une vie plus calme.

Si leur feu intérieur est trop puissant, ils peuvent souffrir de brulures d’estomac et de reflux gastriques. Des cas plus graves concernent le développement d’ulcère. Les pittas sont aussi sujets aux diarrhées et coliques ce qui provoque de fortes déshydratations.

La circulation sanguine des pittas est excellente, tout comme leur système immunitaire. Il est primordial pour un pitta de s’alimenter dans un cadre calme. Son anxiété ou sa contrariété provoque souvent des troubles de la digestion.

En d’autres termes, les déséquilibres d’un Pitta se ressentent généralement à travers sa digestion.

LES CLÉS D’UN PITTA ÉQUILIBRÉ

L’harmonie et la paix intérieure pour un pitta va nécessairement passer par de la détente et de la relativité. Le pitta doit apprendre la tempérance et la modération. Ils doivent accepter que tout n’est pas parfait ou perfectible et prendre du recul sur les choses. Une autre clé pour eux est la communication car leur équilibre passe beaucoup par leur ouverture avec les autres.

Lorsque les pittas sont en harmonie, ils brillent par leur intelligence, leur perspicacité et leur courage. A l’inverse en déséquilibre, ils sont impulsifs, critiques et colériques.

LE QUOTIDIEN D’UN PITTA

Les pittas sont des grands sportifs et aiment plus généralement toutes formes de compétition. Ils recherchent constamment un objectif à leurs activités et n’agissent que si un but clair se dessine. Les pittas aiment résoudre des problèmes et faire chauffer leurs méninges. Un constat fréquent est que les pittas ne se reposent jamais même si cela se fait au prix de leur santé. Les pittas s’opposent radicalement aux vatas sur le principe que chaque chose commencée doit être achevée. Ils bénéficient d’une forte volonté pour cet accomplissement.

Il est primordial pour un pitta de s’appuyer sur sa force de logique et de prendre le temps de méditer et de savourer les moments d’intense réflexion. La nuit est un moment propice pour la plénitude et le plein de ressource du pitta. Il est effectivement apaisé par la lumière de la lune. La nature est elle aussi un allié fort pour le pitta qui par les ballades peut s’apaiser et se recentrer.

Les pittas ne doivent pas sauter les repas et ne pas attendre d’avoir faim pour s’alimenter. Ils doivent alors privilégier les saveurs douces et amères, tout comme les légumes frais tel que le concombre. Un pitta ne se sent bien que s’il rit beaucoup dans la journée et qu’il pratique aussi des massages réguliers.

KAPHA – LE PRINCIPE DE PRÉSERVATION

Kapha signifie en sanskrit « ce qui lie les choses entre elles » et peut se traduire par l’adhésion. Il est le dosha dont notre corps tire sa substance et son unité. Il agit également comme un récipient pour les autres doshas Pitta et Vata. Ceci permet la cohésion et l’adhérence de nos êtres. Sur le plan psychique, kapha nous procure la force sentimentale pour faire face à la dureté de la vie comme l’amour, l’empathie, le pardon et l’humilité.

Le dosha kapha se compose de l’eau (Jala) et de la terre (Prithvi).

LES CARACTÉRISTIQUES DU DOSHA KAPHA

Ses principales qualités sont : lourd, dense, statique, froid, lent et mou.

Dans le corps, il réside dans la partie supérieure. C’est à dire le torse, la tête, le nez, la gorge et la langue. Mais il se trouve aussi dans les organes que sont le pancréas, l’estomac et en plus général dans la graisse.

Kapha est le dosha du goût, aussi son organe sensoriel est la langue. C’est l’eau (Jala) du kapha qui produit la salive nécessaire à notre perception du gout. L’humidité produite dans notre bouche éveille une sensibilité qui affecte également nos souvenirs et notre nostalgie.

LA CONSTITUTION DU DOSHA KAPHA

Les kaphas ont une très bonne constitution qui se base sur l’une des qualités du dosha, la robustesse (rigide). Ils sont généralement costauds avec un lourd squelette en comparaison des pittas et surtout des vatas.
Les kaphas risquent particulièrement l’obésité s’ils sont déséquilibrés. Le corps des kaphas est généreux, pleins de courbes et d’arrondis. Ils ont une forte carrure avec une grande tête et un grand front.

Leur peau est blanche et le teint très pâle. Les kaphas ont une crinière proéminente, des sourcils épais et les yeux grands et profonds. En général, le corps des kaphas est naturellement attirant mais il est important pour eux de l’entretenir pour dessiner celui-ci sinon ils s’empâteront vite. Les kaphas ont également tendance à s’encroûter. Aussi les activités physiques leurs sont bénéfiques car ils peuvent aimer rester oisifs. Un autre aspect important pour les kaphas est de travailler leur souplesse car ils sont naturellement raides. Ils bénéficient d’une excellente endurance qu’ils doivent utiliser pour s’entretenir.

La digestion des kaphas est lente aussi ils atteignent vite la satiété et ne se nourrissent pas outre mesure. Le risque comme nous l’avons vu est qu’ils n’écoutent pas leur corps et mangent plus que nécessité et se trouvent ainsi en surpoids. Les kaphas sont très émotifs et sensibles. Il leur arrive souvent de manger en quantité pour combler une sensation de vide ou de tristesse. Ils souffrent alors facilement d’indigestion et de constipation. Leur circulation sanguine est très bonne et, comme nous l’avons vu, ils jouissent d’une excellente endurance. Par contre, on peut les qualifier de lent à l’allumage car ils mettent du temps à tourner à plein régime.

Les kaphas sont des personnes qui aiment et que nous aimons aimer.

Elles sont très fidèles, bienveillantes et réputées pour leur tempérance. Les kaphas sont psychologiquement très équilibrés contrairement aux deux autres doshas qui doivent généralement axer leur méditation et travaux mentaux sur cette facette. Grâce à cela, les kaphas sont attachants et l’on apprécie fortement s’entourer d’eux. Les kaphas ont le goût du lien social et souhaitent partager et communiquer avec leurs amis et proches. Ils aiment communiquer et creuser des sujets profonds voir philosophiques.

Les kaphas sont aussi perçus comme rationnels et l’on critique souvent leur sédentarité et leur immobilisme. Ils sont aussi très réservés et n’aiment pas contredire ni s’imposer. De ce fait, ils ont du mal à accepter le changement. En effet c’est souvent un traumatisme et un déséquilibre plus fort pour eux que pour la plupart. De même, les kaphas peuvent être perçus comme assez fermés d’esprit vu qu’ils ne sont pas naturellement curieux.

Ils ont beaucoup de mal à s’ouvrir aux autres et à se livrer. De par leur timidité naturelle, mais aussi car ils ont peur de perdre la considération de leurs proches en étant perçus comme faibles.

Enfin, les kaphas ont une excellente mémoire et cela peut entrainer une rancœur s’ils se sentent trahis ou déçus. Les kaphas n’aiment pas se sentir en danger et pardonnent difficilement les blessures qu’ils reçoivent. Le sentiment de sécurité est donc un pan primordial de l’équilibre d’un kapha.

LE LIEN DU GOÛT ET NOTRE VIE

Le goût est un sens qui nous connecte à notre mémoire profonde.
En son sein résident nos sentiments les plus forts et ancrées.
Le sens du goût évolue avec notre âge.
Cela s’explique notamment par la croissance de notre corps.
Les enfants ont majoritairement le goût pour le doux et le sucré car les sucres aident le corps à se développer et à agrandir nos tissus.
Les saveurs amères et piquantes s’apprécient avec le temps, lorsque notre corps est formé.
En effet, ces saveurs ont un effet néfaste sur la croissance du corps et la bonne circulation.
Le processus de digestion est un élément central de notre paix intérieur et de notre bien-être général.
Le dosha Kapha gère la première étape qui réduit les aliments en liquide grâce notamment à la salivation.
En plus de cela, la sensation de satiété est aussi gérée par le dosha Kapha.

LES CLÉS D’UN KAPHA ÉQUILIBRÉ

La clé de son harmonie réside alors dans la confiance.

Kapha a besoin de la reconnaissance des autres dès sa plus jeune enfance et de sentir soutenu.

C’est fondamental pour son équilibre, sa confiance en soi et son épanouissement.

Dans la continuité, les kaphas n’aiment pas les conflits et les rapports de force.

Non seulement à cause de leur caractère réservé, mais surtout car ils croient pertinemment qu’une autre issue est possible. Une issue plus douce et paisible.

Donner cette confiance et liberté aux kaphas, c’est donner une chance à des êtres naturellement doués pour déplacer des montagnes.

En effet, les kaphas sont dotés du pouvoir de changer la société pour le mieux.

Ce sont donc de véritables géants endormis qui ne demandent qu’à se donner aux services des autres.

Lorsque le kapha perd son harmonie, il devient matérialiste et envieux.

Dans des cas aggravés, lorsque le dosha devient obscur (Tamas), il est apathique et insensible.

Rappelons-nous qu’un kapha équilibré c’est un être calme, aimant, fidèle et à l’écoute.

On perçoit donc bien l’impact d’un déséquilibre sur notre personnalité.

KAPHA, SON ENVIRONNEMENT ET SA SANTÉ

Les kaphas adorent le vent et le soleil et à l’inverse détestent l’humidité et le froid.

Pour rappel tout est une question d’équilibre et de contraires.

Les kaphas dépendant majoritairement de l’eau, ils apprécient son contraire à savoir la chaleur et le sec.

Bien qu’ils aient un système immunitaire fort, les kaphas risquent souvent des problèmes respiratoires.

Le maître mot de la santé du kapha est le temps.

Le temps qu’il prend pour manger et malaxer sa nourriture, le temps pour pratiquer de l’exercice et le temps pour méditer.

Bien entendu prendre le temps pour manger est vrai pour tout le monde.

Mais comme vu plus haut, le kapha est un dosha qui régit la première partie de la digestion (la liquéfaction des aliments).

Aussi en mangeant vite, les kaphas annihilent la principale force de leur dosha.

LE QUOTIDIEN D’UN KAPHA

Un kapha heureux est un kapha qui vit dans le confort. Le luxe et la beauté l’attirent.

Ce qui le pousse souvent à être ambitieux en carrière.

Les kaphas sont très économes et cherchent par tous les moyens à se mettre en sécurité financière.

Ils ont une nature prudente avec eux-mêmes et les autres. De plus, ils ont une aversion pour le risque et l’incertitude.

Ils n’apprécient pas vraiment l’aventure et l’exploration car ils préfèrent largement être avec leurs proches.

Aussi ce que beaucoup appellent routine convient parfaitement au quotidien du kapha.

Nous l’avons vu ce sont des personnes difficiles à changer.

Malgré tout, il est salutaire pour les kaphas de lâcher prise par moments.

Par cette légèreté, les kaphas laisseront parler l’eau et donc la mobilité en eux.

De même, une des qualités première des kaphas est l’endurance, pas seulement physique mais aussi mentale.

Cette force leur permet de faire face avec sérénité à des épreuves propre aux grands changements.

Aussi sortir les kaphas de leur zone de confort c’est les mettre face à des défis qu’ils sont très souvent en mesure de relever.

Les kaphas sont des lèves-tard qui aiment se prélasser au lit et procrastiner. Pourtant c’est essentiel pour eux de se lever avant 8h.

En effet, entre 8h et 11h il s’agit de la période la plus productive des kaphas. Il est tout aussi important de veiller à mettre fin à cette routine.

Ce trin trin qui lui semble si agréable mais qui n’est qu’une illusion pour son harmonie sur le long terme.

Les gunas

Pour mieux comprendre les effets des doshas sur l’individu, il a fallu définir les qualités des éléments qui le constituent par l’observation de leur fonctionnement.

Ces qualités s’appellent Gunas.

Au nombre de vingt, elles sont les outils de base de la méthode de diagnostic en Ayurvéda.

Il est indispensable de savoir les reconnaître en chaque personne et procéder à une observation détaillée de leurs multiples manifestations.

Que ce soit par l’aspect physique, psychique, environnemental de la personne, on peut reconnaître quel dosha prédomine, quelle est la prakriti, quel est le déséquilibre actuel, et que faire pour y remédier.

LES GUNAS ASSOCIÉS AUX DOSHAS

  • VATA :
  • PITTA :
  • KAPHA :

LES 5 ÉLÉMENTS (PANCHA MAHABHUTAS)

Selon l’Ayurveda, toute chose de l’univers se compose de 5 Grands Éléments : l’Ether (ou espace), l’Air, le Feu, l’Eau et la Terre.

Chacun de ces cinq éléments est présent dans des proportions plus ou moins importantes chez chaque individu et chaque chose.

Les éléments se définissent par des qualités (appelés gunas en Sanskrit) qui se manifestent de manière plus ou moins évidente selon la personne et la situation.

Rendez-vous sur notre page dédiée pour mieux comprendre ce que sont les Gunas.

Les 5 éléments sont les points fondamentaux de l’Ayurveda. Plus que des éléments physiques, ils sont les concepts clés de la nature et la matière.

Cet ensemble de qualités ou Gunas réunit, forme la pierre d’angle de la nature.

Comprendre les 5 éléments ouvre la porte vers ce savoir du sens du monde et son origine selon les principes ayurvédiques.

Au niveau du corps, chaque élément est associé à des tissus et des fonctions.

Au niveau de l’esprit, les éléments se manifestent à travers les traits de personnalités et les émotions.

Pour la médecine ayurvédique, les éléments déterminent souvent chacune des actions préventives ou curatives.

La connaissance des 5 éléments est une partie prenante de l’Ayurveda.

Il est donc primordial de les comprendre afin d’étudier l’Ayurveda.

C’est cette variété de qualités et de proportions qui permet une extraordinaire diversité de vie.

Comme ces 5 Grands Éléments sont constamment changeants et interactifs, le changement de l’un d’eux entraîne la modification de tous les autres.

Vous trouverez en cliquant sur les icônes ci-dessous une description non exhaustive de chacun des éléments.

L’Ether, ou Akasha​

L’élément « Ether », appelé en Sanskrit « Akasha » est le premier des 5 grands éléments (pancha mahabhutus).

Il est régulièrement évoqué comme « espace » car il est l’essence du vide et du néant.

En effet, à la naissance de l’univers quand la conscience s’est manifestée, le son primaire Aum a résonné.

De cette vibration subtile est apparue l’éther. Cet élément éthérique a commencé à bouger, ce qui a créé l’Air.

Le mouvement de l’Air a créé de la friction et de part la friction de la chaleur. Les particules se sont alors combinées pour former une intense lumière et donner naissance à l’élément Feu.

La chaleur du feu a dissout et liquéfié les éléments, donnant naissance à l’Eau. Ceux-ci se sont alors condensés pour former des molécules de Terre.

L’éther est donc à l’origine de la formation des  autres éléments.  Les 5 éléments existent partout dans le macrocosme comme dans notre microcosme.

L’éther est liée à l’énergie nucléaire.

Il est donc le lieu qui sera rempli par les 4 autres éléments et est logiquement le premier élément, à l’origine de toutes choses.

L’Ether est présent partout autour de nous, à tout moment dans notre quotidien, et est perçu via l’ouïe, sous la forme du son.

Le Son, Shabda en Sanskrit, est le Tanmatra (objet de perception associé à un des 5 éléments, chaque élément en a un) de l’Ether.

Pour plus de détails sur les Tanmatras, voir la section dédiée sur la page des 5 éléments.

SENS ET ORGANE LIÉS À L’ETHER

L’ouïe est le sens lié à l’éther. Les cordes vocales sont son organe d’action, en produisant du son et la parole. L’oreille est l’organe sensoriel qui permet de capter le son. Ainsi, la perte d’audition ou le mutisme s’expliquent souvent par une dégradation de l’élément éther dans le corps.

QUALITÉS DE L’ETHER

L’Ether a des qualités (Gunas) mais contrairement aux autres éléments, celles-ci existent et se définissent uniquement par l’absence de qualités opposées. Par exemple, l’éther est froid.

Il est froid car il manque de chaleur, créée par le feu. L’éther est léger par l’absence de la pesanteur créée par l’eau et la terre.

L’éther est immobile car il n’a pas la propulsion naturelle de l’air. L’éther est subtil car il n’a pas la présence plus visible des autres éléments.

L’éther est surtout omniprésent. Il est le fruit duquel tous les éléments proviennent.

Étant donné qu’il n’a ni frontières, ni forme, l’éther n’a pas de limites.

L’Ether constitue l’espace entre les matières, l’espace nécessaire à l’existence des autres matières.

Ce qui est le plus subtil et le plus difficile à percevoir dans notre existence est généralement fonction de l’élément éther.

L’esprit se compose d’éther. Il est informe et presque impossible à contenir. L’éther est la source où les pensées et les émotions se construisent et s’associent.

L’ETHER ET LE CORPS HUMAIN

Dans le corps, l’éther s’exprime via les espaces vides et il a des fonctions très importantes liées à la vibration, à l’expansion, à la liberté, à la séparation et l’intelligence.
Dans notre corps, Akasha sépare les différentes structures corporelles pour le différencier (veines, artères, os…) en se glissant entre elles.
Akasha permet aussi aux cellules de se différencier.
De plus, ses qualités subtiles et légères permettent  aux nutriments, à l’oxygène, au CO2, à l’eau,… de circuler librement dans les tissus, organes et cellules à travers des membranes pour nourrir le corps et éliminer les déchets.

Les intestins, les vaisseaux sanguins, la vessie et les poumons sont des organes pleins d’éther.

Les «espaces» du corps sont naturellement sains. Ni trop serrés ni trop lâches. Il n’y a pas d’espaces en excès là où il ne devrait pas y en avoir. Les intestins sont exempts de ballonnements et les selles se produisent quotidiennement sans inconfort. Pour les femmes, le cycle menstruel est régulier et ne provoque pas de troubles digestifs.

La croissance de l’éther dans le corps entraîne alors une augmentation de l’espace et une diminution de la structure. Le résultat est la destruction des tissus et une augmentation du dosha Vata, ce dernier étant constitué des éléments air et éther.

La maladie de Parkinson est un exemple concret d’une situation où le vide s’introduit dans le corps là où il y avait auparavant une structure cellulaire.

L’ETHER ET L’ESPRIT

L’élément espace n’a pas de préférences et peut tout accueillir tel quel.
Lorsque vous exprimez un élément d’espace libre, vous acceptez votre propre situation et celle des autres.
Vous vous sentez flexible et ouvert d’esprit. Vous vous adaptez aux changements et aux défis avec une facilité naturelle. Vous ne luttez pas pour contrôler les choses qui vous entourent.

L’ETHER DANS L’ALIMENTATION

Les aliments éthériques sont plutôt grands, avec du vide, résonnant, de couleur translucide, bleu, avec un gout amer astringent.
On peut notamment retrouver par exemple des aliments comme des jeunes pousses (alfafa, soja, brocoli…).
Ou bien des grands légumes creux avec des petites graines comme les poivrons, les algues, la spiruline sont aussi des aliments éthériques.
Tout comme la plupart des  alcools et les drogues, y compris les médicaments anesthésiques. Le goût amer est issu de la combinaison des éléments éther et air. C’est le seul goût avec l’éther, car l’éther est trop subtile pour prendre des formes trop concrètes. On retrouve notamment le gout amer dans les légumes verts à feuilles, le chocolat, certaines épices ou encore le café.

LA SAISON DE L’ETHER

L’Hiver est une saison liée à l’éther, mais aussi à l’eau.
Elle commence après que les feuilles tombent et que la terre devienne stérile.
Cette petite mort ressemble à l’éther, cet espace, comme une pause avant le regain de la vie au printemps et après les folies de l’automne.
La nature cherche à cette période à ce que toute chose soit plus légère pour survivre à la dure saison d’hiver.  Le froid augmente aussi, ainsi que l’humidité que ce soit avec la pluie ou la neige.

Il y a cependant un danger au fait de devenir (trop) léger pendant l’hiver.

Cela explique les précautions des hommes pour stocker de la nourriture et autres biens à cette période, pour viser à ne pas manquer au moment où il n’y a plus rien.

Le corps humain se met à stocker de la graisse sous cutanée juste avant l’hiver pour se préparer aux privations de cette saison.

L’ETHER DANS LE CYCLE DE LA VIE

Dans le cycle de la vie, le temps de l’éther s’associe au début et à la fin du cycle, du commencement de la vie à la mort. Après que le souffle de vie ait surgit du néant de l’éther pour animer le corps et lui donner vie. À la mort, le corps se désintègre et les éléments s’évaporent du corps pour ne laisser place qu’à notre esprit.

L’Air – Vayu

L’Air, nommé Vayu » en Sanskrit, est le second des 5 grands éléments (Pancha mahabhutus). L’Air est l’« évolution » directe de l’Ether. Lorsque l’espace/le vide devient actif, sa première forme est l’Air.

Il représente tout ce qui a la capacité de se mouvoir, autrement dit l’énergie cinétique et électrique.

L’Air est perçu, via un contact, par le sens du toucher, soit notre peau. (organe de connaissance = toucher, objet de perception = contact).

SENS ET ORGANE LIÉS À L’AIR

LES QUALITÉS DE L’AIR :

L’air peut être mobile, léger, sec, froid, flottant, violent, puissant, changeant, etc. Bien qu’il soit subtil et invisible, ses effets sont visibles. On l’associe à l’oxygène que nous respirons, et les sages des origines de l’Ayurveda ont immédiatement compris que l’Air était la première source de vie. Un manque tue plus rapidement que n’importe quel autre élément. Le concept de Vayu (Air) est très proche, voir synonyme, de Prana (la vie, l’énergie).

Au sein de la nature, les Rishis (sages anciens) décrivaient l’Air sous cinq formes, selon les directions de son mouvement :

  • Mouvement vers l’intérieur : Prana
  • Mouvement vers le bas : Apana
  • Mouvement vers le haut : Udana
  • Mouvement circulaire vers les extrémités : Vyana
  • Mouvement linéaire autour du centre : Samana.

Ces mouvements sont appelés les cinq Vayus.

De par ses attributs, l’Air est à l’origine de tous les mouvements, il leur donne direction et créé aussi une vibration.

L’AIR ET LE CORPS HUMAIN

Dans notre corps, l’Air est l’élément qui permet au sang, à l’oxygène, au système nerveux et aux pensées de circuler. Il insuffle aussi le mouvement dans nos articulations, muscles et tendons, étant l’élément à la source de tout mouvement.

Lorsque l’élément Air est sain et équilibré, tous les mouvements et cycles du corps se produisent avec un rythme et une rapidité réguliers. Il n’y a ni excès de mouvements dans les intestins, ni sensations de tremblements ou spasmes dans les muscles. Le sommeil vient facilement et n’est pas perturbé toute la nuit. Les difficultés de la vie sont gérées sans anxiété ni stress excessif.

Les troubles de cet élément fondamental s’accompagnent souvent par des troubles moteurs ou psychologiques. L’Air peut se déplacer trop rapidement ou lentement ou encore être obstrué et bloqué.

Ces troubles peuvent toucher tous les tissus et systèmes (car l’air est nécessaire partout) et ont des effets particuliers en fonction de leur lieu d’occurrence. Par exemple, dans le système digestif un flot excessif provoque la diarrhée, et le contraire la constipation. On comprend très bien les incidences d’un blocage de l’Air dans les articulations ou le système nerveux (paralysie).Dans la circulation sanguine, trop d’Air peut provoquer l’hyper-tension, un pouls très élevé,…

L’Air est fondamentalement lié au dosha Vata, alliant l’Ether et de l’Air. La santé du Vata repose donc en partie sur la libre circulation de ce dernier. Il ne faut pour autant pas que cette circulation soit excessive, pour éviter d’autres troubles. L’équilibre et la mesure sont la clé d’un Vata sain et des doshas en général.

Ce contrôle de l’air s’obtient via le développement d’une routine sérieuse et appliquée, elle est nécessaire pour conserver la bonne santé du dosha. Il est donc conseillé de travailler sa respiration et ses mouvements (méditation, yoga) pour améliorer le contrôle de cet élément.

Parce que l’élément Air est le mouvement, c’est aussi la puissance. Lorsque vous exprimez un élément Air sain et équilibré, vous avez une grande capacité de travail. Votre endurance sans effort et votre enthousiasme pour la vie naissent naturellement. Vous êtes motivé et créatif car la subtilité de l’élément Air transmet l’inspiration. L’élément Air se traduit également par une grande capacité d’adaptation, et une connexion naturelle aux mondes invisibles. Il est aussi lié à un certain détachement de la réalité et des gens en général.

En excès, l’air tend à rendre la personne seule, isolée, anxieuse, stressée avec la peur d’être abandonnée et rejetée. Cela peut même créer des phobies sociales, de l’insomnies et d’autre troubles psychosomatiques.

Sur le plan alimentaire, les aliments plutôt Air sont mobiles, rugueux, durs, secs, irréguliers, frais, légers, compacts, plutôt de couleur gris vert et de gouts amer ou astringent. Il s’agit donc par exemple des fruits secs, des légumes crus, tels que le brocoli, les choux ou les germes, la laitue, les légumes à feuilles vertes ou encore les légumineuses.

Le goût amer est le goût contenant le plus d’Air. L’amertume est composée d’Air et d’Ether. Il est donc fortement conseillé de consommer des aliments amers lorsque l’on souhaite augmenter l’influence de l’Air sur son corps. Cela a des effets très positifs sur les personnes en excès d’élément Terre ou Eau notamment, qui pourraient se sentir lourdes et apathiques. A l’inverse, un excès de cet élément Air dans l’alimentation peut provoquer des désordres tels que nous l’avons parcouru plus haut, en particulier pour les personnes de constitution Vata ou ayant déjà un déséquilibre Vata. Le goût astringent est composée d’Air et de Terre, il est donc aussi utile pour augmenter l’élément Air, notamment chez une personne plus Kapha. Enfin, le gout piquant est composée de Feu et d’Air et est utile en petites quantités pour équilibrer un excès d’Air, notamment quand Vata est augmenté et la digestion irrégulière. Le piquant va augmenter le feu digestif, la circulation et réguler l’élimination. En excès le piquant va beaucoup augmenter le Vata.

LA SAISON DE L’AIR

La saison de l’Air est l’Automne. Elle commence lorsque les feuilles tombent lorsque la température descend et qu’on ressent ce changement météorologique avec l’arrivée du vent, des pluies, des jours changeants. Il représente l’affaiblissement graduel de la nature lorsqu’elle passe petit à petit de florissante au lent endormissement de l’hiver. Tout s’allège alors dans un grand nettoyage automnale. Pour vivre en harmonie avec cette époque il est nécessaire d’être dans un état de réminiscence et de calme.

Cependant, à l’opposé de cette tendance de la nature, pour nous, c’est la rentrée au travail ou à l’école, le début de nouveaux projets, de nouveaux challenges… Nous déployons une énergie très mobile qui est loin d’amener le calme nécessaire. Cela tend à nous amener la plupart des maux de la saison d’automne, due à un excès d’air déjà important à cette période, et donc à de l’anxiété, de l’insomnie, des douleurs articulaires…

L’AIR DANS LE CYCLE DE LA VIE

Dans le cycle de la vie, l’Air représente la vieillesse, ou plus précisément l’évolution progressive de notre apogée de vie et de productivité vers les dernières années de notre vie.

Le Feu – Tejas

Le Feu, ou « Tejas » en Sanskrit, est le troisième des Cinq grands éléments qui composent toute chose. Il est l’évolution de l’Ether et de l’Air. L’éther permet au Feu d’avoir l’espace d’exister tandis que l’Air lui procure sa capacité à brûler. La conséquence de sa parenté avec l’Air fait qu’il est de nature incontrôlable. Le feu est l’élément de la chaleur et de la lumière. Il est la source d’énergie dans le corps comme le soleil l’est pour la terre. Aussi, il est présent dans toutes les sources d’énergie du monde, comme l’énergie solaire, hydroélectrique, nucléaire, fossile, etc. Le feu est perçu par l’œil, organe de la vue, qui voit des formes (les formes sont l’objet de perception du feu).

SENS ET ORGANE LIÉS AU FEU

Le Feu est lié au sens de la vue, il lui procure la lumière pour qu’il puisse percevoir. Les yeux sont le chemin par laquelle la lumière transite. Les troubles de la vue sont logiquement la cause d’un dérèglement de l’élément de Feu.

LES QUALITÉS DU FEU

Comprendre et connaître un élément c’est comprendre et connaître ses qualités (Gunas). Le Feu est chaud, léger, sec, dur, subtil, flottant, clair et doux. Il n’est ni stable ni mobile, c’est-à-dire qu’il ne reste jamais immobile sans pour autant se mouvoir. Ses mouvements sont la conséquence de l’Air qu’il contient. La caractéristique la plus visible du Feu est sa chaleur et son pouvoir de transformation de la matière.

LE FEU ET LE CORPS HUMAIN

L’élément Feu est le principe de transformation. Dans le corps, cela se manifeste le plus évidemment dans la flamme de la digestion. L’élément Feu s’exprime comme chaud, net, brillant, ascendant et se propageant.

L’élément Feu gère également toutes les transformations qui se produisent dans le corps – de la digestion des aliments à la conversion des idées en compréhension.

Plus précisément, il s’exprime et se perçoit de 5 façons distinctes :

  • La digestion de l’alimentation, nourrir le corps.
  • La digestion des idées, nourrir l’esprit.
  • La digestion des perceptions visuelles, nourrir notre vue.
  • La digestion du toucher et de la lumière du soleil, nourrir notre peau.
  • L’énergie qui revigore et réchauffe notre corps et lui donne sa teinte.

Comme l’une des caractéristiques naturelles du feu est la destruction, il est toujours mélangé dans notre corps avec l’Eau pour éviter la destruction de nos tissus. Le Dosha contenant le Feu et l’eau est le Pitta.

L’excès de Feu dans le corps provoque des bouffées de chaleur et à l’inverse un manque conduit à des sensations de froid intérieur. L’excès de Feu se perçoit souvent par la réaction du corps cherchant à éliminer ce trop de chaleur. On urine plus et notre corps transpire beaucoup. Nos selles sont également plus liquides et plus fréquentes. Notre peau est moite et notre regard brille. La chaleur induit également un esprit concentré et nous pouvons ressentir des fièvres intenses.

A l’inverse un manque de Feu dans le corps fait pâlir notre peau et notre métabolisme ralentit. Nous digérons difficilement la nourriture ingérée, tout comme notre esprit digère moins bien les informations qu’il reçoit alors qu’il est occupé à maintenir la chaleur de notre corps.

Dans le Dosha Pitta (alliant Feu et Eau) c’est le feu qui a le rôle dominant. La santé du Pitta dépend donc de l’entretien du Feu au sein du corps.

LE FEU ET L’ESPRIT

Lorsque vous exprimez un feu sain et équilibré, vous avez une grande capacité d’affection et de compassion. Vous vous sentez naturellement joyeux, généreux et enthousiaste. L’élément Feu vous apporte de l’intelligence, une capacité à «couper» l’apparence des choses et la capacité de transformer ce que vous trouvez pour atteindre une compréhension plus profonde.

La vie moderne est centrée sur l’intensité et l’ambition, deux qualités très feu. Sous la pression pour y parvenir, l’élément feu s’accumule. La qualité chaude et pénétrante du feu peut s’exprimer par la colère, l’irritabilité et le jugement. Lorsque le feu est en excès, notre intensité peut être accablante pour les autres.

Lorsque le feu est épuisé, nous sommes froids, plats, déprimés et démotivés. L’esprit ne peut pas digérer les nouvelles informations. Un manque de dynamisme et d’enthousiasme conduit à la paresse, et nous nous replions sur nous-mêmes.

Les aliments feu sont décrits en Ayurveda comme chauds, intenses, légers, huileux, rouge / orange, odorants, et avec des goûts salé et piquant. Cela inclut donc les épices piquants (piment, cayenne, poivre noir, cannelle, clou de girofle, gingembre…), les aliments piquants (ail, oignons, poireaux), les fruits aigres et acides (citrons, ananas, Pamplemousses…), les aliments fermentés (alcools, pickles, vinaigre, kefir, kombucha), les céréales chauffantes (avoine, seigle, épeautre, maïs), le sel, le tabac, les aliments huileux ou encore les oléagineux.

Afin d’augmenter le Feu dans le corps il faut consommer des aliments épicés, aigres et salés. De ces goûts, l’effet le plus immédiat est le piquant mais l’effet le plus efficace sur le long terme provient de la nourriture aigre. A l’inverse si on veut diminuer un feu trop actif, on va utiliser des aliments refroidissants, denses, sucrés, amers et astringents.

LA SAISON DU FEU

L’été est la saison du Feu. A cette période la rotation de la terre autour du soleil provoque des jours plus longs, l’air est plus chaud, la lumière plus importante et l’activité de la faune et de la flore est à son apogée.

LE FEU DANS LE CYCLE DE LA VIE

Dans le cycle de la vie, le Feu représente nos années les plus productives. Nous nous sommes préparés pour ce cycle pendant notre jeunesse. Cette période est celle de l’accomplissement de soi. Chaque personne est au maximum de sa productivité.

Il faut noter que les personnes les plus touchées par ce feu intérieur bénéficient d’une plus grande capacité d’action. Cependant elles doivent faire attention à ne pas se laisser dominer par celle-ci sous peine d’entrer dans une suractivité dangereuse pour la santé.

L’Eau – Apas

L’Eau, nommé « Apas » en Sanskrit, est le quatrième des cinq grands éléments. Elle est l’évolution de l’Ether, de l’Air et du Feu, et contient des caractéristiques de ces trois éléments.

L’Ether donne à l’eau l’espace pour exister. L’Air lui procure la capacité de se mouvoir et de flotter. Enfin, lorsque le Feu devient plus dense, il refroidit et prends une nouvelle forme, la forme de l’Eau.

Elle représente la matière fluide et est l’élément protecteur du corps. Elle lui procure sa substance vitale la plus nourrissante. L’Eau agit aussi comme protecteur face à la dissolution et la distorsion de l’Ether, le mouvement et la sécheresse de l’Air et la chaleur du Feu. Elle soigne également les douleurs du corps et les apaise.

L’Eau est perçue par notre langue, soit notre organe du Goût, via le goût et les saveurs (objet de perception).

SENS ET ORGANES LIÉS À L’EAU

L’organe sensoriel lié à l’Eau est la langue. D’une certaine manière, nous goûtons au monde qui nous entoure via le goût et grâce aux saveurs. Il est important de noter que les capteurs de goûts ne fonctionnent que si la langue est humidifiée par notre salive. Sans Eau nous n’avons plus le goût.

L’urètre est l’organe d’action lié à l’Eau. L’eau s’évacue du corps par l’urètre. Un déséquilibre de cet élément dans le corps se constate donc par les altérations du goût et/ou par des changements dans l’urine.

LES QUALITÉS DE L’EAU

Elle est fraîche, stable, pesante, humide, fluide, trouble et douce. Il est ainsi intéressant de se pencher sur les caractéristiques de l’Eau pour traiter des symptômes du corps. Lorsque l’on a chaud, que l’on est déshydraté, qu’on se sent amaigri ou émacié, que l’on manque d’estime de soi ou qu’on se sent irritable ou fatigué, ajouter de l’élément Eau à l’équation sera un remède efficace pour rééquilibrer son corps.

L’EAU ET LE CORPS HUMAIN

L’élément eau est le principe de la cohésion. Dans le corps, cela se traduit par une alimentation, une croissance et une lubrification. L’élément eau refroidit, humidifie, adhère, apaise, adoucit, lisse et se propage.

Dans le corps humain, l’Eau est représentée de cinq manières différentes:

  • L’eau qui protège la bouche de la mastication et des attaques acides contre les dents et la salive,
  • L’eau qui protège nos organes digestifs et notre estomac des acides et autres attaques et qui aide à la digestion,
  • L’eau qui régule le flux des impulsions neurologiques et qui protège les nerfs du cerveau,
  • L’eau qui protège nos articulations,
  • L’eau qui protège notre système respiratoire du mouvement de respiration qui nous assèche naturellement.

L’eau permet l’assimilation, permettant à votre nourriture et à vos expériences de faire partie de vous. L’élément eau présent de façon saine isole également votre corps avec une couche de graisse saine, lubrifie vos articulations et vos muqueuses et produit une peau claire et lisse.

Le Dosha Kapha contient à la fois de l’Eau et de la Terre. C’est l’Eau qui est responsable de la plupart des aspects protecteurs et réparateurs du Kapha. L’eau est la fondation de la Terre dans le corps (elle supporte le poids de la terre et la stabilise).

L’estomac est le foyer du Kapha dosha. Un excès d’eau peut par exemple « inonder » l’estomac. Cela déréglera la circulation des fluides tout en perturbant les tissus du corps.

Lorsque la nourriture est trop humide ou huileuse, l’eau qu’elle contient réduit le pouvoir du feu dans la digestion. Cela rallonge alors la période nécessaire au corps pour bien assimiler la nourriture. La perte de l’appétit et la sensation de ballonnement sont les signes précoces que le Kapha augmente et que le déséquilibre survient. Pour la femme, un excès d’Eau peut augmenter la production de lait et les règles. L’obésité est une maladie directement lié à un excès d’eau.

Un manque provoque des effets contraires. En premier lieu la déshydratation, la peau et les tissus secs, la perte de poids et des faiblesses ressenties dans les organes reproductifs. L’assèchement provoque également une réduction des urines et la constipation.

L’EAU ET L’ESPRIT

Lorsque vous exprimez l’élément Eau clarifiée, vous vous sentez nourrit et connecté à votre communauté. Vous éprouvez une satisfaction et une paix. Vous vous exprimez calmement et en douceur.

Lorsque l’eau s’accumule, à mesure que votre digestion ralentit, vous pouvez devenir terne et insensible aux situations qui vous entourent. L’excès d’eau vous laisse collant, embourbé, lourd, excessivement émotif ou déprimé.

Les aliments eau sont froids ou frais, denses, lourds, humides, troubles, lisses, de couleur blanche ou clair, collants. Ils contiennent des goûts sucrés et salés.

Cela inclut tous les laitages, les jus de fruits, l’eau de coco, les jus de legumes, le sel, les aliments rafraichissants et les sucreries.

Dans notre alimentation, les aliments sucrés sont la première source d’Eau. Les céréales, les fruits, les légumes, les produits laitiers,  la viande sont des produits qui contiennent beaucoup d’eau. Une alimentation équilibrée avec ces produits maintiendra l’élément de l’eau dans notre corps. A l’inverse l’excès ou le manque de consommation de ces produits provoquera les déséquilibres évoqué plus haut.

Il est aussi toujours important d’apporter un sel de bonne qualité en petite quantité . En effet, le sel joue un rôle crucial dans le maintien de la santé humaine et d’équilibre hydrique du corps. C’est la principale source d’ions sodium et chlorure dans l’alimentation humaine. Le sodium est essentiel à la fonction nerveuse et musculaire et participe à la régulation des fluides dans le corps. Le sodium joue également un rôle dans le contrôle de la pression artérielle et du volume sanguin. Les ions chlorure servent d’électrolytes importants en régulant le pH et la pression sanguine. Les électrolytes sont des composés, souvent des sels, qui se dissocient en leurs composants ioniques dans des solvants comme l’eau. Le chlorure est également un élément crucial dans la production d’acide gastrique (HCl).

LA SAISON DE L’EAU

La saison de l’Eau est le printemps. A cette époque l’eau stockée dans la neige se répand dans les fleuves et rivières. L’eau est la source de vie. Elle contient le Prana (élément subtil de l’eau), ainsi lorsque l’eau grandit et se répand, la vie la suit dans son cours. Le printemps est doux et fleuri, il nourrit lui aussi la vie de tous les êtres. Au cours de cette saison, l’eau de notre corps augmente naturellement, il est alors important de bien réguler celle-ci en ne surconsommant pas les sucres, les viandes et autres matières grasses.

L’EAU DANS LE CYCLE DE LA VIE

Dans le cycle de la vie, l’Eau représente nos années d’apprentissage, nos années d’eau sont les années de l’unité. C’est la période dans laquelle nous apprenons à l’école et nous nous entraînons à mesure que nous accumulons petit à petit du savoir que nous mettrons en pratique lors de nos années frénétiques Pitta.

La Terre – Prithvi

L’élément Terre, appelé « Prithvi » en Sanskrit, est le dernier des cinq grands éléments. Il naît et évolue des 4 autres éléments (l’Ether, l’Air, le Feu et l’Eau). Il contient l’essence de ces éléments en son sein.

L’Ether donne l’espace à la Terre pour exister, l’Air lui procure le mouvement qui ne se voit qu’au niveau subatomique, et le Feu ou l’énergie permet à celle-ci de maintenir sa propre structure. Einstein avait établi la relation E=MC2. E (l’énergie) représente l’élément de feu ; M (la masse) est l’élément de terre ; C (vitesse de la lumière) est l’élément de l’Air. L’Eau est également inhérente à la Terre. C’est le lien premier qui fait passer l’état gazeux de la matière à un état solide. Tandis que la matière devient plus dense, le gaz se mélange alors à l’Eau pour devenir une matière fluide.

Ce processus de densification continue jusqu’à la solidification, devenant alors à son stade final l’élément de Terre.

Il comprend donc la matière solide et la structure de l’univers. La Terre donne forme au corps humain et à toute la création. Cette structure est en somme le conduit par lequel les autres éléments se diffusent et agissent.

Ainsi, tous les éléments naissent de l’Ether et sont présents et contenus dans la Terre.

L’élément Terre est perçu par le nez et par le sens de l’Odorat, via les odeurs (objet de perception).

SENS ET ORGANE LIÉS À LA TERRE

L’odorat est étroitement lié à l’élément de Terre, à sa présence et à son état dans notre corps. Un déséquilibre constaté sur notre odorat reflète un déséquilibre de l’élément de Terre au sein de notre corps.

Le nez est l’organe de connaissance grâce auquel nous percevons les odeurs, et ce que nous ressentons grâce à ce sens nous affecte émotionnellement et physiquement.

Le rectum est l’organe d’action. A travers la digestion et la défécation, nous régulons la présence de l’élément de terre dans notre corps.

En cas d’excès de Terre, nous pouvons par exemple avoir une diarrhée car la structure du corps se fragilise. A l’inverse, la constipation bloque cette régulation tout autant et trop de Terre reste dans le corps. Le corps demeure toujours structuré mais plus toxique.

LES QUALITÉS DE LA TERRE

La Terre est froide, solide, lourde, sèche, brute, dense, dure, calme et claire. Comprendre ses qualités, c’est mieux contrôler son équilibre et ainsi saisir quand augmenter ou réduire la présence de l’élément de Terre dans le corps. Il est ainsi fort propice d’accentuer la présence de l’élément de terre dans son corps lorsqu’on se sent perdu, vulnérable, en perte de confiance, irritable ou stressé.

Le Dosha Kapha est composé des éléments Terre et Eau.

LA TERRE ET LE CORPS HUMAIN

L’eau par sa fraicheur et sa quiétude procure la protection principale du corps contre les facteurs de chaleur (pitta) et de mouvement (vata). La terre, elle, procure la structure et la fondation qui permettent la croissance et le développement des tissus. Plus l’élément de terre est présent dans le corps plus la structure du corps se rigidifie.

L’accumulation de terre est stockée et transformée en graisse. Une personne contenant beaucoup d’élément de Terre dans le corps a souvent une peau dure, des ongles solides, des muscles larges et des cheveux épais.

Un manque de Terre dans le corps affaiblit sa structure, les os se fragilisent et l’ostéoporose provoque des risques de fractures. La masse graisseuse et musculaire chute. L’une des fonctions de la Terre est de maintenir la chaleur corporelle et réguler la température interne. Ainsi une personne manquant de de cet élément dans le corps peut très rapidement avoir froid. Globalement, une personne en manque de Terre se sentira fragile et faible face aux défis du quotidien.

LA TERRE ET L’ESPRIT

Lorsque vous exprimez l’élément Terre d‘une façon saine et harmonieuse, vous vous sentez stable et enraciné. Sur le plan émotionnel, vous êtes ancré et confiant, mais flexible. Vous prenez des décisions réfléchies et vous ne doutez pas de vous-même pour les mettre en œuvre.  L’élément terre soutient des relations et des cheminements de carrière engagés et à long terme.

Un manque d’élément Terre peut vous laisser sans fondement et sans fiabilité. Vous pouvez devenir anxieux et volubile. Une carence de l’élément Terre vous rend peu fiable et peut vous faire perdre le contact avec la réalité. Un surplus d’élément Terre peut vous rendre terne, têtu, déprimé ou découragé.

L’élément espace n’a pas de préférences et peut tout accueillir tel quel. Lorsque vous exprimez un élément d’espace libre, vous acceptez votre propre situation et celle des autres. Vous vous sentez flexible et ouvert d’esprit. Vous vous adaptez aux changements et aux défis avec une facilité naturelle. Vous ne luttez pas pour contrôler les choses qui vous entourent.

Les aliments terre sont généralement solides, denses, lourds  et de goûts sucrés et aigres. Cela inclut donc la plupart des oléagineux et graines, la viande, les champignons, les legumes, les racines, les légumineuses, le blé, le riz, et les céréales complètes, la chair de la noix de coco, les fruits secs, la nourriture rafraichissante, enfin, les textures plus denses et gluantes.

La Terre est donc présente dans le corps grâce à notre alimentation. Sa présence dans notre nourriture est particulièrement importante parmi les graines, noix, légumes et viandes. Un excès se constate notamment par l’obésité. La structure du corps s’élargit et s’alourdit, limitant dès lors la croissance longiligne.

LA SAISON DE LA TERRE

La saison de la Terre est la fin de l’hiver et le début du printemps. A la fin de l’hiver, l’environnement est sec, statique et solide. L’eau qui est tombée sous forme de neige est prisonnière, dans l’incapacité de se mouvoir. Au début du printemps, l’eau se déplace. La terre fournit alors aux éléments la substance nécessaire pour construire les nouvelles structures comme l’illustre le bourgeonnement des plantes et des arbres.

Il est important d’adapter son alimentation en fonction des saisons, il est nécessaire d’avoir plus de terre dans le corps en hiver pour maintenir force, structure et chaleur corporelle face aux agressions naturelles plus nombreuses.

LA TERRE DANS LE CYCLE DE LA VIE

Dans le cycle de la vie, la Terre représente notre période de gestation au sein de l’utérus. L’étape où nous formons la structure principale de notre corps. A cette époque, la nutrition maternelle nous procure l’élément de terre essentiel pour notre développement. Un manque de cet élément au cours de cette phase peut entraîner des déficiences permanentes.

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